SÉANCE SPÉCIALE QUEER TRIP

Alors que des orientations sexuelles ou des identités de genre défiant l’hétéro-patriarcat ne sont plus systématiquement perçues comme inconciliables avec les valeurs de notre société, la marginalité continue de caractériser une partie de nos communautés. Il ne s’agit pas ici d’en expliquer les raisons, ni de la rejeter ou même de la valider, mais tout simplement de la représenter comme intégrante aux identités LGBT+. Surtout, c’est l’occasion de donner la parole à des personnalités souvent invisibilisées en dépit de leur force et de la lucidité de leur discours.

SEANCE QUEER SPECIALE VOGUING & BALLROOM

Le voguing a toujours sonné l’heure de la révolte. Inventé dans les clubs souterrains de New York, il a permis à des minorités noires, latino et gay, de s’approprier les codes de la classe dominante et de les transcender dans des joutes dansées (balls), où les Maisons (Houses) s’affrontent sous le regard implacable des Mères (Mothers). Il devient de plus en plus populaire auprès du grand public, notamment mis en lumière au cinéma avec Port Authority, sorti en septembre dernier. Repris par de nombreux artistes hors de ses communautés d’origine, le voguing fait d’ores et déjà face à un nouveau défi : comment résister à la réappropriation et au mainstream.

WEEK-END BEFORE DOCUS MILITANTS

Le rapport entre les artistes performeurs et la culture queer a toujours été étroit.

Que la démarche soit artistique, culturelle, sociale, politique, la performance queer a pour effet salutaire de provoquer, étonner, amuser, faire réfléchir, subvertir ou de proposer de nouvelles esthétiques.

Chéries-Chéris a voulu célébrer cette nécessaire volonté de « résistance » à travers trois documentaires, l’un consacré à l’artiste radicale australienne Casey Jenkins, un autre aux créatures travesties et chantantes du Cabaret parisien « Madame Arthur » le dernier à la performeuse érotique masquée Narcissister (« Narcissister Organ Player », présenté au Panorama Documentaires).