À l’occasion d’une séance qui lui est consacrée, redécouvrez l’œuvre et l’héritage de Nathalie Magnan (1956-2016), figure essentielle des cultures queer, des médias alternatifs et du cyberféminisme. Théoricienne des médias, réalisatrice, lesbienne, féministe, hacktiviste, et navigatrice passionnée, elle n’a cessé, tout au long de sa vie, de faire dialoguer création artistique, engagement politique et nouvelles […]
Femmage à Nathalie Magnan
À l’occasion d’une séance qui lui est consacrée, redécouvrez l’œuvre et l’héritage de Nathalie Magnan (1956-2016), figure essentielle des cultures queer, des médias alternatifs et du cyberféminisme. Théoricienne des médias, réalisatrice, lesbienne, féministe, hacktiviste, et navigatrice passionnée, elle n’a cessé, tout au long de sa vie, de faire dialoguer création artistique, engagement politique et nouvelles technologies.
Partie étudier en Californie dans les années 1980, elle y rencontre la philosophe Donna Haraway, dont le célèbre Manifeste cyborg nourrit profondément sa pensée et l’initie aux théories cyberféministes. De retour en France, Nathalie Magnan devient à son tour une formidable passeuse d’idées. Elle cofonde le Festival de cinéma gay et lesbien de Paris, écrit pour Gai Pied, enseigne en écoles d’art à Dijon puis à Bourges, réalise des vidéos expérimentales et publie de nombreux textes qui interrogent les représentations, les médias et les usages politiques d’Internet.
Jusqu’à sa disparition en 2016, elle n’a eu de cesse de créer des passerelles entre les mondes universitaire, artistique et militant, faisant circuler des idées alors encore marginales. Son influence demeure aujourd’hui considérable auprès de plusieurs générations d’artistes, de chercheur·euses et d’activistes.
L’exposition « MAGNANRAMA. Médias, technologies, identités, réseaux autour de Nathalie Magnan » actuellement présentée à Bétonsalon – centre d’art et de recherche (9 esplanade P. Vidal-Naquet 75013 Paris), lui rend femmage en retraçant cette trajectoire singulière à travers une « biographie collective », ouverte sur le présent, qui montre combien sa pensée, ses combats et les liens qu’elle a tissés continuent d’inspirer les pratiques contemporaines.