À New York, un fondamentaliste kidnappe un musulman libéral et érudit pour le faire taire. À New Delhi, une lesbienne dans le placard fuit un mariage arrangé et kidnappe son amante bisexuelle pour pouvoir l’épouser. Le réalisateur indien Raj Amit Kumar s’est donné pour but de dénoncer, à travers ses films, le manque de liberté et l’intolérance de nos sociétés. Mission accomplie avec « Unfreedom », qui juxtapose deux histoires puissantes, deux récits qui fusionnent pour accoucher d’un long métrage sans concession. S’il est extrêmement violent et sanglant, ce n’est pas pour cette raison qu’il a été censuré en Inde. « Ils ont prétexté que le film risquait de heurter les sensibilités des communautés hindous et musulmanes, ainsi que d’attiser et réveiller des passions contre-nature », explique le réalisateur.

Raj Amit Kumar s’est formé aux arts du spectacle à l’université de New York, d’où il est sorti diplômé en 2006, avant de poursuivre ses études dans l’Illinois, toujours aux États-Unis. En plus de ses activités de cinéaste, il est aujourd’hui, à 37 ans, professeur et auteur. « Unfreedom » est son premier long métrage. Il travaille actuellement sur deux autres films, « Ayodhya » et « Black Boot ».