C’est l’hiver au Brésil. Lorsque Martin doit rejoindre le littoral et rencontrer pour la première fois la famille de son père, il propose à son meilleur ami de l’accompagner. Tomaz accepte, voyant ce séjour comme l’occasion de raviver leur amitié. Dans cette maison qui fait face à une mer froide et déchaînée, les deux adolescents passent leurs journées ensemble, à l’écart du monde. Sur fond de quête d’identité et d’attraction mutuelle, ils vont découvrir le doute, la jalousie et l’amour.

Les deux réalisateurs se sont inspirés de leurs propres souvenirs d’adolescence pour écrire ce film fait des petits évènements personnels et anecdotiques. Les protagonistes parlent de la mort du chien, fument, jouent à action ou vérité, se teignent les cheveux en bleu. Par petites touches, très progressivement, « Beira-Mar » amène le spectateur dans une promenade à l’intérieur de la fine zone entre amour et amitié, orientation sexuelle et identité. La caméra, excellente, explore les états émotionnels complexes des protagonistes, alimentés par le bruit des vagues, avec, en même temps, douceur et  puissance. Film atmosphérique, où magie et tendresse, où chercher et trouver l’amour, sont une seule et même chose. « Beira-Mar » a été présenté à la dernière Berlinale.