Diane déteste les hommes autant qu’elle les désire. Sa mère a été victime d’un viol trois ans avant sa naissance. Lorsque Diane l’apprend, elle n’a plus qu’une idée en tête : venger sa mère. Mais celle-ci ne veut qu’une chose : devenir enfin la femme qu’elle aurait dû être. Entre celle qui voudrait qu’on se souvienne et celle qui voudrait qu’on oublie, tout se crispe.
Après Une vie démente et Le Syndrome des amours passées, Ann Sirot et Raphaël Balboni signent un western féministe, queer et libérateur. Comment vivre avec les conséquences d’un traumatisme que l’on n’a pas soi-même subi ? Inspirés par une expérience intime autant que par le bouleversement collectif de #MeToo, les cinéastes explorent la transmission souterraine des blessures et la colère héritée par les générations suivantes. Détournant avec jubilation les codes virils du genre, ils transforment le chemin vers l’apaisement en un combat épique, traversé par leur humour singulier. Au cœur du film, une femme longtemps enfermée dans l’hétérosexualité, vécue comme un camouflage social, renoue avec son désir lesbien et entrevoit d’autres possibles. Une œuvre sensible et politique sur la puissance de la parole, l’émancipation queer et la reconquête de soi.
Séance en présence de la coréalisatrice