London, un jeune adulte en situation de handicap, a bâti sa vie autour d’une indépendance farouche. Il travaille comme dominant dans un club fétichiste aux côtés de ses amis Luke et Lilá, eux aussi handicapés. Lorsqu’une consultation médicale lui offre la possibilité de mieux comprendre sa condition, il se retrouve face à un dilemme : il a soif de réponses, mais redoute qu’un diagnostic ne réduise son identité à une simple étiquette clinique.
Récompensé du Queer Lion à la Mostra de Venise 2026, London, premier long métrage des Brésiliens Victor Di Marco et Márcio Picoli, pose un regard sensuel et politique sur le handicap, le désir et l’autodétermination. Porté par Victor Di Marco lui-même, le film refuse de réduire son personnage à sa vulnérabilité. Dans un univers baigné de néons bleus et roses, il renverse nos perceptions : le cabinet médical devient un espace froid et normatif, tandis que le club se transforme en lieu de tendresse, de solidarité et de liberté. Celui que la société voudrait assigner à la dépendance y reprend le contrôle du regard des autres et du désir qu’il suscite, tout en apprenant à accepter le soin sans y voir une menace pour son autonomie. Un portrait profondément humain, queer et charnel, qui célèbre le droit de chacun·e à habiter pleinement son corps et ses désirs.