Le jour de son 21ème anniversaire, Aimée décide de mettre fin à ses jours. Submergée par le deuil de sa mère, le poids d’un avenir incertain et une solitude dévorante, elle rédige une dernière liste de choses à faire. Mais serait-ce lorsqu’elle décide d’en finir que sa vie commence enfin ?
Pour son premier long métrage, Ornella Pacchioni adapte son propre roman, Londres a beau être une ville laide (JC Lattès), et signe une œuvre aussi sensible que solaire. À travers le parcours d’Aimée, la cinéaste explore ce moment vertigineux où il faut trouver sa place dans un monde dont on ne maîtrise pas encore les codes. Sans minimiser la douleur de son héroïne, elle donne à ce récit une luminosité qui en fait tout le prix : celle d’un avenir qui pourrait encore surprendre, malgré le sentiment d’impasse. Tourné à Londres et presque intégralement en anglais, ce film français affirme une identité singulière, à la croisée des langues et des cultures. Kim Higelin tient le rôle central, entourée de Francesca Amewudah-Rivers, Oscar Lesage et Elsa Zylberstein. Entre fragilité et désir d’émancipation, Blue Hour compose un portrait de jeune femme auquel on s’attache, tout en faisant émerger une voix nouvelle. Un début prometteur, porté par une belle confiance dans la possibilité de renouer avec la vie.
Séance en présence de la réalisatrice