Sergio se rend à Utrecht avec sa famille pour assister à un match de football, mais sans raison apparente il décide de rester aux Pays-Bas. Incapable de donner une explication logique à ses proches, il coupe les ponts avec son passé. À partir de ce moment, il devra survivre sans argent, sans domicile et sans parler la langue. En parallèle, il se lance dans un intense voyage intérieur qui le mènera à se découvrir et à accepter qui il est vraiment.
Pour son premier long métrage, Gerard Oms puise dans sa propre expérience de l’exil pour raconter une rupture aussi déroutante que libératrice. Loin d’ici s’attache à ce qui suit la décision de Sergio : la solitude, la précarité, mais aussi la possibilité d’imaginer une vie différente de celle que les autres attendaient de lui. Le cinéaste observe avec finesse le poids des privilèges et des modèles de masculinité, sans imposer de réponse simple aux contradictions de son personnage. Son regard attentif laisse toute leur place aux hésitations, aux rencontres et aux petits gestes qui rendent un nouveau départ possible. Mario Casas prête à Sergio une vulnérabilité bouleversante, dans une interprétation tout en retenue. Un film sensible et profondément humain sur le vertige de quitter une existence familière pour tenter, enfin, de vivre à sa mesure.