Dídac, seize ans, parcourt les rives du Danube à vélo avec sa famille pendant les vacances d’été. Au fil des étapes, une rencontre inattendue avec un garçon vient changer son regard sur ce voyage. Intrigué par ce nouvel arrivant, Dídac éprouve des sentiments qu’il peine encore à nommer. Tandis qu’il cherche à comprendre ce qui lui arrive, une distance subtile s’installe entre lui et ses proches. Les journées partagées prennent alors une autre couleur, entre envie de rester auprès d’eux et désir de suivre son propre chemin.
Révélé à la Mostra de Venise, Rivière étrange signe l’arrivée d’un nouveau talent du cinéma catalan. Pour son premier long métrage, Jaume Claret Muxart choisit la douceur d’une chronique estivale pour raconter les vertiges de l’adolescence et l’éveil du désir. Tourné en 16 mm, le film épouse le rythme du voyage et laisse aux paysages, aux regards et aux silences le temps de faire naître l’émotion. La découverte de soi s’y dessine au sein d’une famille dont les liens évoluent, à mesure que Dídac grandit et commence à s’en éloigner. Porté par une photographie somptueuse et une mise en scène attentive aux moindres sensations, ce récit d’apprentissage sensible et poétique est traversé par l’émerveillement des premières fois.